Vol retardé ou annulé : l’indemnisation de 250 à 600 €, mode d’emploi
Réponse rapide : un vol qui arrive avec 3 heures de retard ou plus, ou annulé moins de 14 jours avant le départ, ouvre droit à une indemnisation forfaitaire de 250, 400 ou 600 € selon la distance — quel que soit le prix du billet, low cost comprises. S’y ajoutent la prise en charge pendant l’attente et, en cas d’annulation, le choix entre remboursement et réacheminement. Chiffrez votre cas en 30 secondes avec notre simulateur, puis suivez la méthode ci-dessous.
Le barème du règlement (CE) 261/2004
| Distance du vol | Indemnité | Exemples |
|---|---|---|
| Jusqu’à 1 500 km | 250 € | Paris–Rome, Lyon–Madrid |
| 1 500 à 3 500 km | 400 € | Paris–Athènes, Paris–Marrakech |
| Plus de 3 500 km (intra-UE) | 400 € | Paris–Canaries |
| Plus de 3 500 km (hors UE) | 600 € | Paris–New York, Paris–Bangkok |
Une nuance long-courrier : si le réacheminement vous fait arriver avec un retard limité (moins de 4 h au-delà de 3 500 km), l’indemnité de 600 € peut être réduite de moitié (300 €).
Cas particuliers fréquents
Annulation annoncée 14 jours ou plus avant : pas d’indemnité, mais remboursement intégral sous 7 jours ou réacheminement, à votre choix — détails dans notre page remboursement. Correspondance ratée sur billet unique : le retard se mesure à la destination finale — 3 h+ à l’arrivée = indemnisation, même si chaque tronçon semblait presque à l’heure. Grève : tout dépend de qui fait grève — le cas complet est dans notre page grève. Surbooking : régime encore plus favorable, voir refus d’embarquement.
FAQ — indemnisation
Un retard de 2 h 55 donne-t-il droit à l’indemnité ?
Non : le seuil des 3 heures à l’arrivée est strict — c’est l’heure d’ouverture des portes qui compte, pas l’atterrissage. À 2 h 55, restent la prise en charge et, sur certains tarifs, les gestes commerciaux.
La compagnie invoque une « circonstance extraordinaire » : que faire ?
Demandez la preuve écrite du motif. Panne technique, équipage manquant, grève interne : refus abusifs — insistez en citant la jurisprudence, puis saisissez le médiateur. Météo réellement extrême ou fermeture d’espace aérien : l’exonération est fondée, mais remboursement/réacheminement et prise en charge restent dus.
Puis-je réclamer pour un vol d’il y a deux ans ?
Oui : 5 ans de prescription en France. Retrouvez la réservation dans vos e-mails, reconstituez le retard (les historiques de vols en ligne aident), et réclamez — les compagnies paient aussi les dossiers anciens bien documentés.